Les familles laïques appellent à manifester le jeudi 24 juin
La retraite par répartition est un des piliers du pacte social et républicain établi en 1945 avec toutes les forces vives du pays, et dans un contexte où la France était ruinée et exsangue : et pourtant ils l’ont fait : assurance vieillesse, assurance maladie, politique familiale.
La vérité c’est qu’aujourd’hui, il faut conforter les marchés financiers pour que les bourses retrouvent leur lustre passé, puissent continuer à distribuer des dividendes à une aristocratie de rentiers qui n’a pas besoin de travailler pour vivre.
A l’opposé, c’est tous ceux qui vivent de leur travail qui sont menacés (80% des français) d’une terrible régression sociale : travailler toujours plus pour gagner de moins en moins.
Pour le CNAFAL, le dossier retraite représente une vraie contre-réforme libérale :
Répartition de plus en plus inégalitaire des richesses : ce sont les salariés qui paieront la plus forte contribution alors que les bénéfices colossaux des grandes entreprises seront taxés symboliquement !
Rupture de la solidarité intergénérationnelle avec une jeunesse de plus en plus sacrifiée sur l’autel du chômage et appelée à souscrire de plus en plus aux assurances individuelles et volontaires : le contraire de la solidarité.
Inégalités hommes/femmes dont les retraites sont en moyenne inférieures de 38% à celles des hommes. Pourquoi depuis 20 ans ne taxe-t-on pas les entreprises qui discriminent les femmes sur les salaires, les carrières, l’emploi à CDD et à temps partiel ?
A vrai dire le patronat veut « manger » le temps libre aux dépens des familles : travail le samedi, travail le dimanche, travail de nuit, travail jusqu’à 70 ans, le tout pour des salaires de plus en plus bas.
Le CNAFAL appelle à la résistance contre le pouvoir absolu des marchés financiers alliés à un gouvernement libéral qui paupérise de plus en plus nos concitoyens.
Jean-Marie BONNEMAYRE (Président du CNAFAL)
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