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COMMUNIQUE DE PRESSE
Le détricotage de la république laïque continue
Le président de la république de Sarkozy organise au titre de la présidence de l’Union Européenne un colloque au Ministère des Affaires Etrangères à Paris le 17 décembre 2008 sans doute pour clôturer sa présidence sur le thème « Religions et puissance publique dans l’Union Européenne ».
Les 27 pays de l’Union sont invités à envoyer un responsable de chaque Etat, chargés au sein de l’Etat des questions religieuses et des cultes, un prêtre ou un pasteur suivant la religion dominante dans chaque pays, un rabbin et un imam.
Il poursuit ainsi la dérive et le projet politique entamé dès le début de son mandat de restaurer la religion comme force prépondérante et régulatrice de notre société contournant la loi de 1905 instituant la séparation de l’Eglise et de l’Etat et servant la soupe au Pape. Sans doute que la gravité de la crise économique et sociale qui touche les peuples d’Europe l’incite à remettre en selle la religion avec l’espoir que cela servira de garde-fou à la révolte de ces peuples.
Question, va-t-il pour la Grèce inviter le clergé orthodoxe corrompu et rejeté par la jeunesse ?
Le CNAFAL dénonce une fois de plus cette confusion des rôles, ce brouillage délibéré des institutions.
Le CNAFAL dénonce ce détournement de la loi, vous invite à protester auprès des préfets, à saisir vos élus pour qu’ils renforcent cette protestation face à une contre-révolution rampante qui ne dit pas son nom.
Jean-Marie BONNEMAYRE
Président du CNAFAL
06 87 37 16 64
Amendement Marini : encore une proposition qui agresse les familles modestes
Près de 855 euros c’est ce que pourraient perdre plusieurs millions de parents (essentiellement des femmes ayant élevé seules des enfants). En effet, lorsqu’un enfant atteindrait l’âge de 26 ans, la personne veuve ou divorcée perdrait l’avantage fiscal de la demi-part. 4,3 millions de ménages sont concernés par cette mesure. L’économie attendue progressivement jusqu’en 2018 serait de 1,7 milliards d’euros !
Mais il n’est toujours pas question d’élaguer le bouclier fiscal qui coûte lui 15 milliards d’euros par an ! Ni de lutter contre l’évasion fiscale qui est évaluée à plus de 40 milliards d’euros.
Ce n’est pas en taxant le revenu des contribuables vivant seuls que l’on rétablira la justice sociale. D’autant que nous savons que la plupart des familles monoparentales sont les plus pauvres.
Le CNAFAL demande le retrait de cet amendement du Projet de Loi de Finance 2009.
Jean Marie BONNEMAYRE Président du CNAFAL 06 87 37 16 64



