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samedi 13 mars 2010
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  • APRES LE HAUT CONSEIL DE LA FAMILLE SUR LE CONGE PARENTAL

Le gouvernement souhaite raccourcir la durée du congé parental à 1 an, certes en le rémunérant mieux. Le CNAFAL, comme d’autres, s’est positionné pour le libre choix des parents entre un congé de 3 ans (système actuel) et un congé à 1 an. D’autant que 60% des femmes qui optent pour le congé à 3 ans déclarent qu’il s’agit, pour elles, d’un vrai choix de vie.

Le CNAFAL par ailleurs et en lien avec ce libre choix :

- Estime qu’il convient de mieux le rémunérer quelle que soit la formule adoptée. En effet, à 96% ce sont les femmes qui utilisent ce congé en considérant l’ensemble des ressources de la famille ; l’inégalité professionnelle homme/femme crée cette situation. Il faut très vite résorber ces écarts : écart de salaire de 40%, progression des carrières, retraites, etc.…

- Considère qu’il faut d’ici 2012 créer au moins 300 000 places de gardes d’enfants compte tenu de la disparition de 100 000 places de scolarisation en maternelle avec la suppression des postes dans l’Education Nationale.

- Dénonce également la progression continue au cours des dernières années des horaires de travail atypiques, fractionnés, décalés ce qui aboutit à la désynchronisation des temps familiaux et des temps professionnels, préjudiciable à la qualité de la vie de famille et que l’offre de garde d’enfant même augmentée ne pourra atténuer et ni même compenser.

JM. BONNEMAYRE

Président du CNAFAL membre du Haut Conseil de la Famille

 
 

En août 1792, l’Assemblée nationale confère la citoyenneté française à 17 étrangers de marque ouvertement républicains dont l’anglais Thomas PAINE, l’américain G. Washington, le poète allemand F. Schiller, le prussien Anarcharsis CLOOTS, le polonais KOSCIUSKO. Certains d’entre eux devinrent députés. L’écrivain allemand Eulogue SCHNEIDER adhère à la révolution et devient Maire de Haguenau. Tout cela correspond parfaitement au message universel de la Révolution Française : Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen : Liberté, Egalité, Fraternité. Le 13 septembre 1791, la totalité des juifs résidant en France sont déclarés citoyens français : juifs, portugais, espagnols et avignonnais, c’est ainsi qu’ils sont nommés, jouiront de tous les droits du citoyen français ; mais antérieurement NECKER d’origine allemande fut par deux fois Ministre des Finances de Louis XVI ! L’étranger est donc au cœur de l’identité française ! Pas plus que la République ne s’est définie dès le départ par la race, l’identité française est le résultat au cours des siècles d’un peuple en perpétuelle définition rassemble sur des valeurs communes et un destin librement choisi. Ce brassage n’a été rendu possible que par l’école de la République et la laïcité qui ont permis une intégration assumée sur la base de valeurs universelles. Aussi est-il choquant d’entendre ou de laisser sous-entendre que notre identité serait menacée par l’apport d’immigrés. L’idéologie libérale est sans doute ce qui menace le plus « l’exception française » ; l’idéologie libérale ne veut qu’une juxtaposition d’individus atomisés, supprimant tous les corps intermédiaires, brisant les collectifs de travail ou les collectifs sociaux. La crise de l’Etat, la crise de la nation, de l’action syndicale, de l’action publique n’a d’autre origine que l’influence de cette idéologie. Les immigrés sont entrés progressivement dans une classe ouvrière et dans un monde salarial qui, depuis 30 ans, se heurte au chômage et se décompose ; leurs familles et leurs enfants dans une société française qui n’intègre plus tous les siens, sont les victimes des temps modernes ; 8 millions de personnes survivent au jour le jour en France. A côté des difficultés de cette France marginalisée, la réussite facile et l’argent roi se confondent avec le visage de la France qui, paraît-il, bouge, et s’investit dans la finance et les affaires, et fait « bling-bling » sur des plages de rêve… Si le modèle français d’intégration est en crise, c’est que notre société elle-même est l’objet d’une grave crise de désagrégation sociale qui a ses idéologues et ses responsables.

OSONS DIRE QU’AU PAYS DU LIBERALISME L’EXCLUSION N’EST PAS UN ACCIDENT,

MAIS UN CHOIX DELIBERE QUE NOUS RECUSONS !

Jean-Marie BONNEMAYRE (Président du CNAFAL) : 06.23.82.80.22

 
 

ON NE CHOISIT PAS D’AVOIR UN ACCIDENT DE TRAVAIL !

LE RETOUR DU XIXème SIECLE

Le gouvernement veut imposer les indemnités de remplacement que perçoit un salarié lorsqu’il est en arrêt de travail par accident. On ne choisit pas d’avoir un accident de travail ou une maladie professionnelle. Nombreux sont les travailleuses et travailleurs qui souffrent dans leur chair lorsque cela leur arrive, parfois ils sont licenciés, gravement malades. De plus, lors d’une hospitalisation ils sont déjà taxés par le forfait hospitalier et autres médicaments.

Ce projet est honteux.

Le nombre d’accidents de travail ne cesse d’augmenter depuis 20 ans à force de ne regarder que la productivité.

Si l’on veut faire faire des économies à la sécurité sociale, renforçons les mesures de protection des travailleurs et de prévention des maladies professionnelles, pénalisons les chefs d’entreprises.

Assez de mesures qui frappent les plus faibles et épargnent les plus forts !

Jean-Marie BONNEMAYRE

Président du CNAFAL

 
 
 

ANNONCE DE LA SUPPRESSION DU POSTE DE LA DEFENSEURE DES ENFANTS

VEUT-ON ECARTER MADAME VERSINI ?

Cette suppression est à nos yeux un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies, qui, dans son rapport du 22 juin 2009 a demandé au gouvernement « de continuer à renforcer le rôle du Défenseur des Enfants ». Non seulement, le gouvernement bafoue ces recommandations, mais il fait preuve de mépris en rompant à mi contrat, sans aucune consultation, ni de l’intéressée, ni des associations concernées, des engagements pris par l’Etat, (Dominique Versini était nommée à ce poste jusqu’en 2012). Au moment où tous les pays signataires s’apprêtent à célébrer le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), ce gouvernement renie sa signature en supprimant cette institution qui contribuait à porter la parole des enfants au plus haut niveau de l’Etat. Outre son rôle de défenseur des droits, Dominique Versini a su, en 3 ans, proposer des réformes législatives sur des questions de société (le statut des tiers beaux-parents, la situation des enfants dans les séparations parentales conflictuelles…), proposer des améliorations de politiques publiques et des recommandations relatives aux mineurs étrangers isolés, aux tests ADN et à la justice des mineurs. Est-ce cela qu’on lui reproche ? Le CNAFAL s’est souvent questionné sur le respect des droits des enfants inclus dans la CIDE à l’occasion des lois de prévention et de protection de l’enfance (stigmatisation des enfants de 3 ans un peu trop turbulents…aménagements de centres de rétention pour y enfermer des enfants et même des nourrissons…) et est intervenu à plusieurs reprises sur ce sujet, cette suppression est une preuve du bien fondé de nos inquiétudes. D’autre part, l’actualité récente nous montre que des failles et des faiblesses existent sur le terrain que ce soit côté magistrature ou côté conseils généraux. Le CNAFAL, préoccupé par la dilution, et donc l’affaiblissement de la défense et promotion des droits bien particuliers des enfants dans la mise en place d’un « défenseur des droits et des libertés » demande expressément le maintien de cette mission bien spécifique. Claude JAHIER Secrétaire générale du CNAFAL

 
 

Le CNAFAL réagit vivement à la proposition du député du territoire de Belfort Damien Meslot. Ce dernier souhaite proposer aux parents d’un nouveau né, la conservation du sang du cordon ombilical de celui-ci à des fins personnelles. Rappelons que le sang du cordon ombilical est particulièrement riche en cellules souches.

Le CNAFAL dénonce cette pratique, déjà utilisée dans certains pays, qui consiste à garder pour son enfant en vue d’une éventuelle pathologie future, le sang du cordon ombilical, alors que ce sang peut être utilisé immédiatement pour sauver des personnes déjà malades aujourd’hui.

Cette conservation par cryogénie puis dans l’azote, a un coût élevé, elle est réalisée par des Banques privées de sang et de cordon à but lucratif et seuls les parents ayant des revenus financiers importants pourront en assumer la charge.

Le CNAFAL rappelle que tous les progrès scientifiques doivent bénéficier au plus grand nombre et qu’il n’est pas question que tout ou partie du corps humain entre dans le domaine marchand et puisse faire l’objet de transactions financières.

De plus, scientifiquement cette greffe autologue du sang est pour l’heure actuelle inutile car les cellules anormales à l’origine des cancers du sang sont très souvent présentes dès la naissance.

Au-delà de ces considérations scientifiques le CNAFAL dénonce l’inégalité et l’aspect mercantile de la démarche.

Le CNAFAL insiste pour que les valeurs de justice, d’égalité et de solidarité soient respectées et demande que cette proposition soit retirée.

Marie-Odile Pelle Printanier Vice Présidente du CNAFAL

 
 
 
 
CNAFAL

Conseil National des Associations Familiales Laïques
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  Mis à jour le vendredi 12 mars 2010